Disparition d'Emile: un témoin affirme que le petit garçon serait monté vers la cabane

Sept semaines après la disparition d'Emile dans les Alpes-de-Haute-Provence, deux témoins n'ont pas la même version concernant la direction prise par le petit garçon, le jour de sa disparition.
Il y en a un qui aurait vu Émile descendre vers le lavoir, situé au cœur du village; et l'autre qui l'aurait aperçu monter vers la cabane.
Et les deux témoins paraissent tout aussi fiables pour les enquêteurs même si les chiens renifleurs se sont stoppés net à hauteur du lavoir.
La cabane est un endroit où l’enfant adorait jouer avec sa famille. Elle avait été construite avec ses oncles et ses tantes, eux aussi mineurs. C’est pourtant un lieu dangereux à flanc de coteaux proche d'une falaise.
Le matin du 8 juillet, sitôt avalé son biberon, Emile est parti jouer avec ses cousins dans la cabane qu’ils ont récemment construite un peu plus haut, sur le sentier escarpé menant au col de Labouret.
Une façon de “décompresser” pour le petit garçon, qui échappait ainsi “quelques instants à l’autorité de son grand-père”, comme l’a déclaré un proche du dossier au Parisien.
Mais lorsque les adultes somment les enfants de revenir à la maison pour le déjeuner, “Émile proteste, il veut rester à la cabane ! Les autres doivent presque le ramener de force à la maison.”
Après la sieste, vers 16h30, l’enfant n’a qu’une idée en tête : retourner jouer à la cabane. Ce qu’il n’arrête pas de répéter à ses proches. Malheureusement, ce n’est pas au programme de cet après-midi.
Son grand-père a prévu d’installer une clôture dans un pré voisin pour y mettre les chevaux. Tous les enfants sont réquisitionnés. Ils doivent aider. Refuser n’est pas une option.
La famille charge alors des piquets de bois, des fils de fer et des outils dans le minibus qui transporte toute la troupe. Pendant ce temps, Emile joue dans la cour, où le portail est resté ouvert.
C'est vers 17H15, lorsque la famille s’apprête à partir que se fait remarquer l’absence du petit garçon de 2 ans.